Cyril Cophignon
Explorons ensemble les mondes subtils

Cyril Cophignon
Explorons ensemble les mondes subtils

Lorsque les températures montent, l’air devient souvent très sec. Et tout comme nous, les tambours peuvent en souffrir. Leur peau, issue d’un matériau naturel, réagit fortement aux variations d’humidité. Comprendre ce phénomène permet de mieux protéger votre instrument et d’éviter des dommages irréversibles.
L'igrométrtie idéale pour un tambour se situe entre 40% et 60% d'humidité.
La peau de votre tambour est une matière vivante. Elle se comporte exactement comme le bois :
Nicolas utilise souvent l’exemple du bois pour expliquer ce phénomène, car il est plus connu et fonctionne de la même manière.
Votre tambour arrive chez vous habitué à un certain taux d’humidité. Si votre intérieur est plus sec, il sera plus tendu au début, puis finira par s’adapter.
Il est normal qu’un tambour se détende et ne sonne plus lorsqu’il a été exposé à l’humidité. C’est même voulu : cela le protège d’une tension excessive qui pourrait l’endommager définitivement.
Une fois qu’il aura séché, la tension reviendra naturellement.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas l’humidité qui abîme un tambour. C’est la sécheresse.
Un air trop sec ou une exposition au soleil peut :
C’est pour cela qu’un tambour peut rester détendu même lorsqu’il ne fait pas humide :
➡️ il a été trop tendu trop longtemps, et la peau s’est allongée.
Nicolas le rappelle souvent :
L’humidité n’abîme pas un tambour. C’est le manque d’eau qui est dangereux.

Vous pouvez humidifier la peau sans risque :
À l’intérieur, contentez-vous d’une légère humidification pour éviter que le bois ne gonfle. Sur le dessus, vous pouvez mettre davantage d’eau.
Si vous ne comptez pas l’utiliser immédiatement, ne retirez pas l’excédent : cela le détendra davantage mais le protégera plus longtemps.
Ne vous inquiétez pas si la peau devient très souple après humidification :
➡️ c’est normal et sans danger.
Si votre tambour est trop détendu, même en période de sécheresse, Nicolas a un protocole à suivre pour rétablir la tension. Ces méthodes permettent souvent de redonner vie à un tambour que l’on croyait perdu.

À chaque changement de saison, Lany et Jacques, de Tambour unité, recommandent de graisser la peau du tambour afin de la nourrir, de la protéger et de préserver sa souplesse naturelle. Vous pouvez utiliser une huile minérale, de l’huile de coco, ou de la graisse d’ours, trois matières particulièrement adaptées aux peaux animales.

Un tambour est un être de matière vivante. Il respire, il réagit, il s’adapte. En comprenant son fonctionnement et en surveillant l’humidité, vous pouvez le protéger durablement et préserver sa qualité sonore.