Cyril Cophignon
Explorons ensemble les mondes subtils

Cyril Cophignon
Explorons ensemble les mondes subtils

La fontaine Saint‑Sauveur de Maurepas trouve son origine dans une source préhistorique qui permit l’installation des premiers habitants de la forêt. Avec l’essor de l’agriculture, les populations se sont établies durablement autour de ce point d’eau essentiel.
Au VIᵉ siècle, dans le contexte de la christianisation du bassin parisien, la source est placée sous le vocable de Saint‑Sauveur, une dédicace rare en Île‑de‑France pour une fontaine, signe probable de son importance locale.
Avancez… la forêt veille, la source appelle, et ceux qui osent franchir le seuil découvrent bien plus qu’un simple lieu...
Ainsi, la fontaine Saint‑Sauveur constitue un repère historique majeur, reliant la Préhistoire, la christianisation et la formation de Maurepas autour d’un même point d’eau.

L'équipe du jour composée d’Adeline, Carole, Laëtitia et Thierry a cheminé à mes côtés comme on avance dans un clair‑obscur bienveillant. Je les remercie pour leur présence, leur écoute et la justesse de leurs ressentis qui ont été une d’aide précieuse pour moi. Ce fut un moment tissé de découvertes, d’échanges et de partages ressentis, un de ces instants d'osmose entre le lieu et nous.
La fontaine se trouve en contre-bas de Maurepas-Village près du parking du bassin de la Courance.
L’édicule actuel de la fontaine Saint‑Sauveur, construit en 1911, présente une structure compacte (1.67m x 1.44m), orientée selon un axe nord-sud. Bien qu’en partie embourbé, le site laisse encore apparaître deux résurgences actives. L’eau s’échappe par l’angle avant gauche de la bâtisse et s’écoule vers le ru de Maurepas situé en contrebas. Sa température, stable entre 11 et 12 °C, confirme une alimentation souterraine constante.
La végétation environnante reflète parfaitement un milieu humide et fertile : la menthe-pomme, les orties, sureaux et trèfles, accompagnés d’un florilège varié d’herbes hautes et graminées, composent un cortège végétal cohérent avec la présence d’une source active et d'eau abondante.
Lors de notre premier contact, le lieu s’est présenté à nous comme une mémoire froissée. Une terre marquée par l’oubli, l’indifférence, et ces drames anciens qui ne laissent derrière eux que des souffrances silencieuses. Une lourdeur s’est levée, presque palpable, comme si l’espace portait encore l’empreinte de ceux qui venaient autrefois y pleurer à l’abri des regards.
«J'ai la sensation d'un murmure de solitude, retenu depuis longtemps. Comme s’il affleurait sous la mousse.» - Cyril
L’ensemble donnait le sentiment d’un site souillé, en attente de respect, de considération et d’une présence humaine plus consciente en contraste avec la négligence qu’il subit.
«Hier soir, le lieu m’a soufflé une mise en garde silencieuse. Une méfiance ancienne, presque douloureuse : “Ne venez pas si c’est pour me souiller davantage.”» - Adeline
À notre arrivée, le groupe a perçu une méfiance, une fermeture, comme si le lieu cherchait à se protéger d’une nouvelle déception, d’une promesse qui resterait vaine.

Le gardien se situe de l’autre côté de la route, (G23), par rapport à la fontaine, aux pieds de magnifiques sureaux.
«Je sens une énergie neutre, un grand principe archétypal comme... le destin. J’ai envie de me prosterner devant lui.» - Carole
Evoluant en 23ᵉ dimension, il se manifeste comme une figure massive, imposante et neutre, évoquant l’archétype du destin, c’est‑à‑dire une présence universelle, fondamentale, indépendante de toute polarité. Sa simple apparition suscite un respect immédiat, avec une qualité de gravité silencieuse qui invite naturellement à l’inclination ou à la prosternation.
Sa présence à nos côtés marque le passage vers une perception plus profonde et plus subtile du site.

Deux cheminées cosmotelluriques, aux fonctions opposées, ont été identifiées, situées de part et d’autre de l’édicule, le long du bord de route.
La cheminée située sur la droite de l’édicule, repère CT6, est une cheminée déchargeante qui évolue en 6ᵉ dimension. Ce type d'être subtil se nourrit de mémoires résiduelles anciennes, de souffrances, qui cherchent à être évacuées.
Sa présence converge avec cette sensation de tristesse, perçue sur le lieu à notre arrivée, conférant, ainsi, une connotation de zone de recueillement par rejet.
Cette quasi-symétrique renforce l’équilibre général du lieu. Cette disposition triangulaire, singulière, en miroir, et révèle la volonté d’une structuration géométrique et énergétique ancienne.

Le lieu est entouré d'une barrière subtile, une zone de protection s’étend sur environ 100 m en amont et en aval de la fontaine. Elle est structurée par une succession artificielle de 9 lignes Hartmann, Curry et Peyré, similaires à celles observées ailleurs dans la région. L’ensemble constitue un champ sacré doté d’une capacité d’auto‑activation.

Deux nœuds de Hartmann ont été détectés, croisement de ligne selon les axes nord-sud et est-ouest.
Le nœud Hartmann de niveau 1 négatif
Ce nœud Hartmann négatif de niveau 1 est constitué de deux lignes Hartmann négatives de premier niveau. Il se situe à quelques mètres à gauche de la cheminée cosmotellurique argent. La ligne Hartmann nord‑sud, (H-1), qui compose ce nœud, est parallèle à la route et forme un point de passage obligé pour atteindre le haut du talus.
Le nœud de Hartmann négatif sous l'édicule
Sous l’édicule, nous sommes face à un nœud Hartmann atypique. Une ligne Hartmann négative de niveau 2, orientée nord‑sud, épouse la profondeur de l’édicule. Elle coupe perpendiculairement une ligne Hartmann négative de niveau 4, (H-4), orientée est-ouest, qui épouse quant à elle la largeur de l’édicule.
Ces deux lignes présentent une largeur anormalement importante pour leur niveau respectif, ce qui constitue une singularité notable.
A noter que la ligne est-ouest passant sous l'édicule forme également un nœud Hartmann négatif avec la ligne nord-sud de niveau 1 de l'autre nœud formant comme un seuil devant la fontaine.

En m’appuyant sur les écrits de Yann Lipnick, la figure de Holda / Dame Holle, considérée comme la reine de l’air, apparaît particulièrement pertinente. Elle régit des élémentaux de l’air appelés vestals ou vestales.
Holda est également liée au monde souterrain et à l’au‑delà. La tradition rapporte qu’elle accueille les âmes des enfants morts en bas âge et les garde auprès d’elle avec une immense douceur.
Holda et ses vestales ont un rôle purificateur. Ils peuvent apporter une aide précieuse dans les situations de tristesse, de timidité ou de fermeture émotionnelle.
Le 111 apparaît comme un signe d’alignement, un appel à s’élever, un seuil entre visible et invisible. Autour de lui gravitent des figures féminines sacrées : Holda, reine de l’air, protectrice des âmes et ses vestales; Brigid, déesse du feu devenue sainte ; les vestales romaines, gardiennes de la flamme éternelle ; mais aussi l’ordre du Saint‑Sauveur, la présence christique, le ressenti marial.
Ainsi, mythes germaniques, traditions celtes, rites romains, symboles chrétiens et numérologie se répondent. Ils composent une même histoire, celle d’un passage, d’une élévation, d’un souffle qui traverse les époques. Le hasard ? Comme si le monde cherchait à murmurer quelque chose à travers ces résonances.

La fontaine Saint‑Sauveur est un lieu ancien qui vibre silencieusement sous la mousse. Son architecture, à la fois subtile et dense, révèle une géométrie singulière qui témoigne d’un savoir ancien, précis, posé là pour durer. La cohérence et l’équilibre du dispositif donnent au site l’allure d’un sanctuaire oublié, retiré du monde, dont seuls les animaux perçoivent encore la mémoire sacrée.
La fontaine Saint‑Sauveur n’est pas un simple point d’eau. C’est un lieu de passage, un seuil qui veille, un espace qui ne s’ouvre qu’à ceux qui savent ralentir, écouter, se rendre disponibles. Un lieu qui ne se révèle pas à la curiosité, mais à la qualité de présence.
Quelques centaines de mètres en contrebas de la fontaine se trouve une écurie. Nous étions en train d’étudier le site de la fontaine lorsque, soudain, trois cavalières ont emprunté la route pour s’y rendre.
Arrivés exactement à la limite du champ sacré, les chevaux se sont arrêtés net, refusant catégoriquement d’avancer. Malgré l’insistance des cavalières, ils ont dû rebrousser chemin et contourner la zone de la fontaine pour pouvoir poursuivre leur route.
Cette anecdote constitue un indice empirique fort, venant confirmer la présence d’un champ sacré actif autour de la fontaine durant nos recherches.
NB : Cette étude reprend l’ensemble des informations que j’ai rassemblées. Elles sont issues de l’observation visuelle, subtile, de canalisation, d’intuitions et de la littérature.